dimanche 25 décembre 2016

Petites pensées de fin d'année!

En cette fin d'année 2016 et à la veille de 2017, je vous souhaite de passer des moments aimants, affectueux et sereins.

Ces périodes de fêtes ne sont pas aimées par tous: ces moments festifs nous renvoient à des images anciennes, perdues, certainement redorées par les années, qui engendrent nostalgie, regrets, tristesse.
Notre enfance revient à la surface, joyeuse ou difficile, peu importe, mais avec des souvenirs dont les bouffées nous brouillent la vue.
On est nombreux à regretter les grandes tablées, les repas familiaux, les attentes sous le sapin, les joies de la découverte des cadeaux...en fait à regretter le passé!
Nos enfants, petits-enfants feront certainement de même dans quelques années...avec une pensée pour nous, comme nous en avons pour nos parents ou grands-parents disparus, dont on entend encore la voix, le rire, dont on voit toujours le sourire, dont on écoute le murmure des mots tendres.
Ainsi va la vie. Il y a toujours ce regret de l'Eden disparu, des temps jadis meilleurs...croit-on.

Le monde actuel est-il pire ou tout simplement différent?
On ne peut nier le progrès, même si on se sent parfois dépassé par ce même progrès.
L'amélioration de la vie quotidienne est évidente, on est mieux nourri, mieux soigné, mieux instruit. Tout n'est pas merveilleux, mais on ne peut pas comparer le confort et le niveau de notre vie actuelle, quelques soient les différences existant, avec la vie ne serait-ce que de nos grands-parents.

Cependant, la course au bonheur n'a jamais été aussi envahissante. Mais quel bonheur recherche-t-on? Nos ancêtres se posaient-ils la question de savoir s'ils étaient heureux?
Certes la recherche du bonheur est universelle et intemporelle. Mais quelle définition lui donner?
Doit-on faire comme au Bouthan, ce petit pays asiatique où le PNB a été remplacé par une évaluation du bonheur, le BNB, le Bonheur National Brut?
Notre course au bonheur est souvent une recherche d'amélioration matérielle.

Malraux avait dit: "Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas."
 Le monde actuel manque de cette spiritualité nécessaire à la pensée et au sens de la vie de l'homme. C'est une brèche dans laquelle s'engouffrent toutes sortes de fanatismes.
L'échec des idéologies politiques du XXème siècle et du début de ce siècle laisse un vide que s'empressent de combler des courants religieux rétrogrades, violents, pratiquant des techniques de lavage de cerveau. Ces mouvements dits intégristes sont surtout le fait des grands monothéismes et renvoient une image bien loin du Dieu d'amour qu'ils sont censés représenter.
Les médias leur donnent un affichage tel qu'ils le souhaitent qui, ajouté à la recherche permanente du scoop journalistique, présente du monde une image de "violence normalisée et banalisée".

Je sais qu'on ne vit pas dans un "monde de bisounours"! Mais ne pourrait-on pas, parfois, oublier les faits divers morbides, les querelles stériles de stars, les brutalités humaines, les meurtres, les mauvais traitements, dont les diffusions en boucle et répétitives réveillent chez certains de bas instincts et de sombres envies?

Paix et sérénité seraient les bienvenues.
C'est ce que je souhaite au monde et ce sont les voeux que je vous adresse.


samedi 10 décembre 2016

LE BOUDDHISME ET LES OCCIDENTAUX

Le bouddhisme est très à la mode en Occident. On n'a jamais autant vu de représentations de Bouddha, photos, cadres, posters, statuettes etc...

J'ai commencé il y a une dizaine d'années à collectionner les bouddhas, souvent chinés dans des brocantes ou dénichés dans des magasins "exotiques". On m'en a rapporté de voyages en Asie. Moi qui ne connaissais tout d'abord que le gros petit bonhomme Bouddha (représentation chinoise, semble-t-il), j'ai ainsi appris qu'il existait de nombreuses représentations de Bouddha, différentes suivant les régions d'origine: Bouddha gros, petit, grand, mince, assis, debout, couché, souriant, voyageur ...

A partir de là, je me suis intéressée au personnage historique de Bouddha, déformation professionnelle sans doute. J'ai lu plusieurs ouvrages sur la vie de ce prince indien du VIème siècle (ou Vème, on ne sait pas avec exactitude), Siddharta Gautama, enfant gâté qui ne découvre les misères du monde qu'en sortant, jeune adulte, de son palais. Il devient ensuite une sorte de moine errant suivi de nombreux disciples, auquel on prête de nombreux actes plus ou moins extraordinaires mais souvent historiquement non prouvés. Il serait mort à l'âge, avancé pour l'époque, de quatre-vingts ans, mais sans certitude. Ses disciples l'ont nommé "L'Éveillé", car ayant atteint la connaissance.

Sa religion, le bouddhisme, d'abord indienne, va se répandre en Asie du Centre et de l'Est, en particulier en Chine où elle va devenir la religion principale, souvent en syncrétisme avec les religions traditionnelles.
Il existe six écoles bouddhistes asiatiques.

C'est dans la deuxième moitié du XXème siècle que le bouddhisme commence à être connu et à se diffuser en Occident. La conversion de célébrités au bouddhisme (comme Richard Geere), le New Age, les communications et les voyages beaucoup plus faciles, les médias, les écrits de Matthieu Ricard (et cette liste subjective est loin d'être exhaustive...) vont assurer la propagation des idées dites bouddhistes, tout comme les voyages et la célébrité du Dalaï-Lama, les mouvements pro-tibétains, le développement du végétarisme, du vegan, de la méditation, souvent présentée comme le rempart salvateur contre notre stress permanent, contre notre hyperconsommation, contre notre société matérialiste...

Alors, j'ai fait comme beaucoup d'autres, je pense.
Pratiquant le yoga depuis des années (mais en tant qu'exercice physique!), je me suis donc intéressée à la méditation, en écoutant des CD prévus pour méditer. J'ai lu (ou essayé de lire) de nombreux ouvrages, comme "Le Miracle de la pleine conscience", ou Manuel pratique de la méditation de Thich Nhat Hanh.
Je me suis plongée (un petit peu) dans "Le Livre tibétain de la vie et de la mort" de Sogyal Rinpoché.
J'ai acheté plusieurs ouvrages de Matthieu Ricard dont j'admire l'intelligence et que j'aime beaucoup entendre parler, expliquer, présenter.
Mais j'avoue ma peine à aller au bout de ces lectures que je trouve trop ... simplistes ou, peut-être,  au dessus de mes facultés de compréhension?
J'ai essayé de comprendre pourquoi, alors que je suis une lectrice assidue et éclectique dans mes choix, j'avais autant de mal à aller jusqu'au bout de ces livres.
Je pense, mais c'est un avis personnel, qu'alors que nous, Occidentaux, considérons le bouddhisme comme une philosophie, il s'agit en fait d'une religion, avec ses rites, ses prières, ses obligations, ses interdictions, ses répétitions, son clergé.

Là est le malentendu.

C'est donc avec cette idée que j'ai entrepris la lecture d'un ouvrage récent que la critique présente comme l'explication de l'approche difficile des occidentaux du bouddhisme.

Les dévots du bouddhisme  de Marion DAPSANCE

Cet essai, écrit par une journaliste qui a vécu et fréquenté plusieurs associations bouddhistes en Europe ( et que j'ai pu, cette fois, lire jusqu'à la fin!) propose une analyse très complète du bouddhisme en Occident. Les résultats peuvent surprendre car détruisant des illusions, des mythes, des personnages célèbres. L'aspect religieux traditionnel est mis en évidence ainsi que l'aspect commercial. Et c'est le plus décevant!
Si le mot secte n'est pas prononcé, on s'en rapproche dans certains cas, avec le culte de la personnalité, les caprices des responsables, les humiliations imposées à certains adeptes, l'endoctrinement, le refus de la critique, et, bien sûr, les énormes bénéfices générés par ces "entreprises au développement international".

De ces lectures, tronquées ou complètes, j'ai compris que le bouddhisme est considéré, à tort, comme une philosophie et/ou un art de vivre (et de méditer) par la plupart des Occidentaux qui s'en réclament, alors que, par essence et pour les centaines de millions d'Asiatiques qui le pratiquent, le bouddhisme est une religion avec, comme toutes les religions, ses croyances, ses traditions, ses rituels, ses apprentissages, ses prières, son clergé, ses hiérarchies, ses obligations, ses interdictions et surtout sa Foi.

Certains des aspects du bouddhisme sont emplis de sagesse raisonnable, mais pouvons-nous, avec notre rationalité occidentale,  franchir le pas vers " La Religion du Bouddha"? Pas évident!




jeudi 1 décembre 2016

LECTURES À TÉLÉCHARGER

Du 2 au 6 décembre 2016, téléchargements gratuits sur Amazon.fr de

"Un été criminel"

https://www.amazon.fr/UN-%C3%89T%C3%89-CRIMINEL-Dominique-VIETTI-LETOILLE-ebook/dp/B012P8CJZ8/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1480631712&sr=8-1&keywords=vietti+letoille

" Symphonie de petites nouvelles d'ici et d'ailleurs"

https://www.amazon.fr/SYMPHONIE-PETITES-NOUVELLES-DICI-DAILLEURS-ebook/dp/B00Q110CKA/ref=sr_1_3?ie=UTF8&qid=1480631819&sr=8-3&keywords=vietti+letoille


Vos recettes pour les fêtes à 0,99€

"Mes recettes particulières"

https://www.amazon.fr/MES-RECETTES-PARTICULI%C3%88RES-PLAISANTE-ORIGINALE-ebook/dp/B01A61X5SQ/ref=sr_1_5?ie=UTF8&qid=1480631934&sr=8-5&keywords=vietti+letoille

Et toujours, pour 1,99€

"L'homme perdu"

https://www.amazon.fr/Lhomme-perdu-voyage-sans-retour-ebook/dp/B00QW9HSMQ/ref=sr_1_4?ie=UTF8&qid=1480632106&sr=8-4&keywords=vietti+letoille

BONNE LECTURE!



mardi 29 novembre 2016

LE PHOTOGRAPHE

Petite nouvelle .....non retenue dans un concours de nouvelles dont le thème était "Une photo parfaite"!

En espérant qu'elle vous divertira.

LE PHOTOGRAPHE

Il s’est levé très tôt ce matin pour faire cette photo qu’il prépare depuis des jours. Il est un vrai photographe, lui, un artiste. Ses photos sont des oeuvres d’art. Rien à voir avec ces images éphémères prises par des amateurs, en série, depuis leur smartphone. Il ne cesse de répéter qu’un téléphone est un téléphone et un appareil photographique, un outil dans les mains d’un artiste. Une vraie photo, ça ne se partage pas sur un écran, ça se développe, ça se travaille manuellement, pas avec photoshop qu'il abhorre, ça s'affiche, ça prend son temps. Une photographie n'est pas éphémère, elle est faite pour durer, comme les photos célèbres de l'histoire, Che Guevara, Lénine, et bien d'autres encore !

Il arrive un peu avant l’aube près de la falaise, retrouve l'emplacement soigneusement choisi précédemment et installe son matériel, le pied de support, le boîtier, l'objectif qu'il a minutieusement préparé. Il contrôle avec sa vieille cellule l'intensité lumineuse qu'il règle pour l'heure prévue, la lumière sera un peu plus forte, il le sait. Il ne fait aucune confiance aux appareils automatiques. Il ne se fie qu'à son œil, son expérience, son talent.

Il a choisi ce lieu depuis plusieurs semaines. Il y est venu souvent pour s'imprégner de l'atmosphère. Il a consulté la météo depuis plusieurs jours avant de choisir la date d'aujourd'hui. 

Il veut faire une photo parfaite, comme il en a déjà faite, comme celles qu'il exposait autrefois. Il veut prouver qu'il est toujours l'artiste de talent que les médias louaient avant l'arrivée de la nouvelle photographie qui inonde le monde d'images vite faites, souvent violentes, irréfléchies.
Il est près de la falaise. Il veut saisir le premier rayon de soleil qui effleure le schiste doré. Quand la lumière de l'aube l'éclaire, un phénomène de quelques secondes, un éblouissement de couleurs jaillit de la roche, comme un arc en ciel miraculeux qui s'épanouit et s'évanouit aussi rapidement. Il faut saisir l'instant et il s'en sait capable. C'est un travail de longue haleine, qu'il prépare depuis longtemps. Il est certain de sa réussite. Cette photo sera son triomphe.
Le jour se lève lentement. Concentré, il attend LA seconde où il devra appuyer sur le bouton. Il n'a pas besoin de ces systèmes en rafales, il va prendre juste une photo, une seule et ce sera la bonne.
Le premier rayon arrive, il baisse lentement son doigt. Brutalement, son pied dérape, il glisse, il tombe, dévale la falaise et s'écrase cent cinquante mètres plus bas sur les rochers.

“Woah, dit l'homme derrière son smartphone, ça sera la photo de l'année. Je l'ai pas ratée. J'ai déclenché en rafale, je vais avoir toutes les étapes de la chute. Tu crois qu'il est mort ?”
Son compagnon hausse les épaules.

“Bof, sans doute. Appelle la gendarmerie !”


dimanche 20 novembre 2016

"CHANSON DOUCE" de Leïla SLIMANI

Cette année, j'ai acheté le Goncourt dès le prix attribué.
 Ce n'est pas dans mes habitudes.
Beaucoup de livres primés m'ont déçue (ou ne m'ont pas plu) comme "2084, la fin du monde" de Boualem Sansal, grand prix du roman de l'Académie Française 2015, encensé par les critiques et dont je n'ai pas pu dépasser les vingt premières pages!).

Cette année, je n'ai pas été très objective face au Goncourt:
l'auteur et moi sommes originaires du même pays, le Maroc, de la même ville, Rabat, où nous avons fréquenté le lycée français, certes à des décennies de différence mais ça crée des liens!
Chauvinisme aidant, je l'ai aussitôt commandé sur ma liseuse.

J'en connaissais l'histoire inspirée d'un fait divers dramatique.

Le style est fluide, facile à lire, un peu musical.
On suit l'histoire, avec des allers-retours dans le passé qui est une figure de style que j'apprécie beaucoup, parce que la vie réelle est ainsi faite.
Les personnages sont humains, avec leurs qualités et leurs défauts, imparfaits comme nous le sommes. On vit le quotidien de cette famille, les moments heureux.
Tout semble parfait quand soudain, cela "déraille"!
Il y a juste un terme qui m'a frappé : "la mélancolie délirante" de Louise, la nounou. Sous cette expression qui pourrait paraître presque romantique, sait-on qu'il se cache une très grave maladie psychiatrique?
C'est certainement la clé du mystère car l'auteur ne nous donne pas la solution de l'enquête que mène la police.
En fait, elle nous livre des faits, nous offre des possibilités de choix et nous laisse le choix de notre solution.

J'ai également bien aimé les premières déclarations de l'auteure, juste primée, paroles toutes en douceur, en fermeté et en courage.

Un vrai plaisir de lecture!


mercredi 9 novembre 2016

FORREST GUMP / DONALD TRUMP

Hier soir, hasard de la programmation de mes chaînes de télévision, alors que je regardais le superbe film avec Tom Hanks,

FORREST GUMP

l'élection de Donald Trump se confirmait, décalage horaire oblige!

Et regarder l'histoire bienveillante et bienfaisante de cet anti-héros superbement interprété par Tom Hanks, avec sa candeur, sa douce naïveté, sa gentillesse, sa traversée de l'histoire américaine, son bon sens fraternel me donnait envie de me réconcilier avec le genre humain.
Je me disais que j'aurais aimé rencontrer un si gentil garçon, tellement empli de bonté et de vérité que rien ne semble l'atteindre, sinon aider les autres.

Mais dans la vie réelle, ne nous moquerions-nous pas d'une telle innocence? Certainement! D'ailleurs, n'est-il pas nommé dans le film "l'innocent du village"? Objectivement, reconnaissons-le, c'est ainsi que nous l'appellerions.

Et pendant ce temps, Donald Trump devenait le 45ème président des Etats-Unis, avec ses excès, ses paroles misogynes, son agressivité, loin de toute cette gentillesse et cette douceur que le film m'offrait.

Un autre monde!!!

Je suis, comme beaucoup d'entre vous, je suppose, lasse de cette déferlante de violences que nous jettent à la figure les médias, tous supports confondus.

J'ai bien sûr le choix de ne pas regarder, mais il n'est pas possible de s'informer sans ces images gratuites et inutiles de violence qui souvent ne sont là que pour faire vendre et accompagner le scoop.

Il est évident que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours, mais quel intérêt à montrer des animaux torturés, des enfants morts, des migrants noyés, des scènes de décapitation, des scènes de guerre, de violence...
Pour marquer les esprits?
 Mais les gens oublient la scène aussi vite qu'ils l'ont vue, tellement ils sont saturés de ce genre de violences.
C'est le scoop qu'on oublie pour passer au scoop suivant.
Mais les enfants, les gens sensibles, les personnes faibles peuvent en garder des traces psychologiques durables et dangereuses.

Je n'ai pas à me prononcer sur l'élection du nouveau président des Etats-Unis, ne connaissant que l'aspect tapageur, iconoclaste et provocateur du personnage. Il faut dire que sa rivale n'était pas d'une sympathie chaleureuse.

Mais, sans aucun doute, je choisis le monde tendre de Forrest Gump, même si cela me catalogue comme une douce rêveuse irréaliste. Ce serait un compliment!





lundi 7 novembre 2016

Much Loved !

Much loved,

Un film de Nabil Ayouch,
qui a valu le César de la meilleure actrice à l'interprète principale Loubna Abidar,
qui a fait couler beaucoup d'encre des deux côtés de la Méditerranée, mais pas de ce côté de l'Atlantique où il n'a pas provoqué de réactions, en fait, je pense qu'il est resté totalement inconnu en Amérique.

J'ai lu et entendu autant de louanges que de critiques acerbes, j'ai vu s'opposer les termes de censure et de pornographie...

Bref, un film à polémiques, qui a valu des menaces à l'actrice principale, mais dont je ne pensais rien, ne l'ayant pas vu.

Hier, le film était proposé sur Canal+.

Je me suis dit que c'était la meilleure façon de me faire ma propre opinion, sans le filtre des beaux penseurs, favorables ou opposés à sa diffusion.

C'est un film dur, parfois vulgaire, (mais n'est-ce pas le milieu dans lequel le scénario se déroule?) avec des moments tendres, des personnages parfois émouvants, paradoxaux, un peu excessifs, comme le sont bien souvent les personnages cinématographiques.
Les images sont bien filmées, même si certaines scènes peuvent choquer (le film en France était interdit au moins de 16 ans), mais ne nous faisons pas d'illusions sur ce que regardent les adolescents!

Le film se déroule à Marrakech, ce qui a ému une partie de la société marocaine. Mais il aurait pu se dérouler dans les favellas de Rio, dans les bidonvilles de Saint Domingue, dans les quartiers délabrés de Dakar ou dans les faubourgs pauvres de Bombay...tout comme dans les caves sordides de certains squatts européens ou nord-américains.

Il ne faut pas se voiler la face, c'est juste un aspect sordide de la pauvreté, un moyen de s'en sortir pour certains, et non une attaque en règle contre une ville que j'adore mais dont , même si je m'en doutais, je n'en connaissais pas les drames ou ne les voyais pas, car la vie de ces jeunes femmes qui semblent rire mais qui boivent et se droguent pour pouvoir "le"faire, n'est pas une vie de plaisirs, mais juste un moyen d'essayer de s'en sortir!.
Un jour, une jeune femme m'a fait une réponse très parlante : "C'est comme gagner au loto", mais c'est bien plus dur!

Alors, le discours sur le travail, la vie honnête, les études, certes, on le fait, on le répète, mais ce n'est pas aussi facile. Et oui, certains vont dire : "Elles choisissent la voie de la facilité" . De la facilité?  Vous croyez? Je ne pense pas que l'avilissement qu'elles subissent soit la facilité.

Finalement, je n'ai pas trop aimé le film, trop dur pour moi, mais je n'y ai pas vu une critique en règle du Maroc, juste une levée de voile sur une hypocrisie qui permet dans tous les pays du monde aux riches de se payer des jeunes filles et des jeunes hommes.

Ça, oui, c'est une honte!