mardi 6 mars 2018

Chers lecteurs,

N'y a-t-il pas des jours où vous vous dites que rester couché aurait été plus profitable? Où vous avez l'impression que rien ne va?
Fatiguée, lassée, sans espoir !
Il y a toujours des bien-pensants qui vous disent qu'il y a pire!
Évidemment, il y a toujours pire et dans ces cas-là, je pense à une petite histoire que me racontait ma grand-mère (en espagnol, elle donne mieux, mais je vous la livre en français).

Un très pauvre homme se traînait sur un vieux sentier poussiéreux du fin fond de l'Espagne, il y a bien longtemps. Habillé de guenilles, il ne possédait rien qu'un vieux sac qu'on lui avait donné et qui était rempli de fèves, qui était le plat des plus pauvres dans l'Espagne ancienne. Tout en se lamentant, il avançait lentement, épluchant ses malheureuses fèves qu'il croquait en jetant la peau.
"Je suis le plus malheureux du pays, je n'ai que des fèves à manger, rien en poche, de vieux habits, des chaussures éculées, aucune maison ou dormir. je suis le plus malheureux du monde", pleurnichait-il sur son sentier rocailleux. Il en était là de ses pensées quand il lui sembla entendre du bruit derrière lui. Il s'arrêta, se retourna et vit un vieil homme qui le suivait, ramassant les peaux de fèves qu'il jetait et les mangeant consciencieusement, sans rien perdre. Malgré sa hargne contre la vie qu'il maudissait, il réfléchit: "Ce vieil homme mange mes épluchures de fèves. J'ai honte, j'arrête de me plaindre. Il y a toujours plus pauvre et plus malheureux que soi". Il repartit tout guilleret, après avoir proposé à son compagnon d'infortune, une poignet de fèves entières.

Une petite histoire toute simple, mais pleine de bon sens, voire d'optimisme !

Je vous remercie d'avoir pris la peine de me lire et de suivre certaines de mes publications. j'espère qu'elles vous plaisent car moi, je ressens un réel plaisir à écrire.

Pour vous, mes lecteurs, en ce moment sur

www.kobo.fr

Deux romans en lice pour le concours Kobo Writing, vous sont proposés en lecture gratuite.
Ne vous privez ni de les lire, ni de les commenter !!!

Une terrible vengeance (en fait, c'est Ma redoutable grand-mère)

Soleil désenchanté



BONNE LECTURE ET BONNE SEMAINE !

vendredi 2 mars 2018

SOLEIL DÉSENCHANTÉ- Extrait-

Pour vous donner envie de lire ce week-end au soleil ou sous la neige....
Un extrait de



SOLEIL DÉSENCHANTÉ


"Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie 
que ceux qui ont des fleurs à planter."

Mazouz Hacène



Dominique  VIETTI -LETOILLE

CHAPITRE 1




Le soleil traversait les rideaux à l'opacité insuffisante. Il avait l'habitude : il avait toujours été réveillé par la lumière du jour, si douce à cette heure matinale, sauf lors de son séjour en Europe, il y a quelques années. 
Son père l'y avait envoyé pour parfaire son éducation. Il avait suivi quelques cours à la Sorbonne où l'influence paternelle lui avait autorisé une inscription, plus formelle qu'efficace. Il avait surtout gardé un excellent souvenir des étudiantes qu'il y avait rencontrées et des folles soirées partagées. Il avait beaucoup apprécié les invitations que l'aura familiale lui offrait. On recevait avec plaisir cet homme exotique, grand, brun, élancé, aux yeux verts qui semblait déshabiller les dames au premier regard. 
En ce début de vingtième siècle, il y avait peu de « princes arabes » comme on le surnommait dans ce Paris des années folles qui essayait d'oublier la Grande Guerre dans un tourbillon de fêtes, du moins pour les privilégiés. 
Ne prétendait-on pas que les soldats des colonies avaient participé activement à la guerre et à la victoire ? On disait même que les pertes dans leurs compagnies étaient importantes, très importantes, plus que dans les autres bataillons. Ma foi, peut-être, mais tellement de jeunes hommes étaient morts dans ce grand charnier. Tant d'autres en étaient revenus défigurés, invalides physiquement et psychologiquement mutilés ! On n'allait pas se mettre à compter et à différencier les soldats. Tout le monde appartenait au même empire qui avait souffert et qui voulait maintenant vivre. C'était la der des der, il n'y aurait plus de guerres, promis, juré. On avait trop souffert !
Karim n'avait pas participé à la guerre. Son père avait protégé son fils unique grâce à ses relations et deux de ses cousins y avaient été envoyés. L'un d'eux n'en était pas revenu. On n'avait jamais retrouvé son corps et il était symboliquement enterré dans un grand cimetière du Nord de la France, dans un petit coin qu'on appelait le carré musulman, où les tombes étaient surmontées d'un croissant, censé représenter l'islam pour les Européens. 
Sa mère, restée au pays, avait reçu une belle médaille posthume qui lui avait été remise lors d'une cérémonie officielle présidée par le résident général au son bruyant d'une fanfare militaire. Son père avait accompagné à la capitale sa sœur perdue au milieu de cette foule qui saluait respectueusement Moulay Ahmed qui avait obligé son fils Karim à venir. Il lui avait dit que cela aurait dû être sa place et qu'il pouvait remercier Dieu et son père de se retrouver là, à ses côtés, alors que sa tante pleurait son enfant. Karim avait vaguement haussé les épaules.
Son second cousin, car son père avait fourni deux soldats pour ne pas envoyer son fils, blessé, était resté en France. Il s'y était marié avec l'infirmière qui l'avait soigné et avait annoncé son désir de s'installer en Europe. Il avait entrepris des études de médecine et, pour l'instant, ne songeait pas à revenir au pays.
Après la guerre, la situation financière de son père avait connu des revers. Sa fortune provenait essentiellement des revenus agricoles de ses immenses propriétés. Deux années de sécheresse avaient mis à mal les récoltes. Il arrivait à son père de pleurer devant les douars dévastés par la famine, face aux paysans qui essayaient de sauver les récoltes en apportant à dos d'âne l'eau difficilement extraite de puits presque à sec. Il partait tôt le matin et rentrait tard le soir, le visage ravagé. Il fit venir un ingénieur agricole de la métropole qui préconisa de nouvelles méthodes de cultures qui nécessitaient des investissements importants que son père aurait éventuellement  pu faire en partie. Mais les machines agricoles restaient inabordables pour les fellahs et, de plus, risquaient de les priver de leur travail. Par un système de fermage complexe et féodal, son père était le propriétaire légal des terres que cultivaient depuis des générations les familles de paysans qui lui donnaient un cinquième de leurs récoltes, ainsi que des produits en nature selon les saisons. Pas d'échange d'argent dans ce système traditionnel. Les paysans qui vivaient dans une quasi—  autarcie, achetant peu faute d'argent disponible, auraient été bien en peine de lui payer les taxes que certains autres propriétaires exigeaient. Le paiement de l'impôt réclamé par le gouvernement donnait lieu à des scènes de détresse, à des saisies et bien souvent, Moulay Ahmed avançait l'argent qui était rarement remboursé.
  Que peut-on demander à de pauvres bougres qui ont à peine de quoi survivre ? répétait—  il à son entourage qui lui reprochait sa trop grande générosité.
  N'en attends aucune reconnaissance, serinait la mère de Karim qui se plaignait de l'appauvrissement progressif des finances familiales. Qu'allons-nous laisser à notre fils ? Tu dois reprendre tes terres, moderniser les cultures. Emploie donc tes fellah comme ouvriers agricoles ! Ils auront un travail et un salaire.
Moulay Ahmed ne répondait pas. Il savait que sa femme parlait avec la voie de la raison. La belle Soraya était avec son fils Karim son deuxième point faible. Il avait toujours refusé de prendre une seconde épouse comme cela se faisait dans sa famille, bien que sa femme ne lui eût donné qu'un seul fils, qu'ils couvaient tous les deux avec une certaine angoisse. Tant d'enfants mouraient jeunes dans le pays, à cette époque. Karim avait toujours été choyé et même outrageusement gâté. Ses désirs et ses caprices étaient devancés. À une époque et dans un pays où les jouets étaient rares, il avait une bicyclette, des petites voitures, des jeux de société à n'en plus savoir que faire. Son père avait fait construire à grand frais une piscine où un moniteur était venu de la ville lui apprendre à nager et même un court de tennis auquel l'initia un second professeur de sport qui apprit à jouer à des cousins moins favorisés ainsi qu'à quelques enfants des environs afin que Karim puisse avoir des partenaires. La consigne était souvent de laisser Karim gagner, encore qu'il faille reconnaître qu'il était d'un excellent niveau.
Le moindre rhume, la moindre fatigue poussaient ses parents à prendre leur voiture, la seule de la région, pour se précipiter à la ville visiter un médecin européen de leurs amis qui ne cessait de leur répéter que leur fils était en pleine forme et que, ce dont il manquait, était, suivant ses propres termes, « un bon coup de pied où je pense » de temps en temps. C'était un véritable ami de Moulay Ahmed qui le recevait souvent chez lui. Les visites du médecin lui rendaient le sourire et le rassuraient quant à la santé de son précieux rejeton. Soraya pinçait souvent les lèvres face à la plaisanterie et aux conseils éducatifs du médecin qu'elle ne goûtait pas vraiment. Mais comme  c'était un très bon médecin, elle acceptait cet humour un peu décalé. Elle appréciait également la sœur du médecin qui vivait avec lui, qui parlait parfaitement l'arabe et qui lui enseignait le français et les bonnes manières européennes pour accompagner son mari dans les réceptions où il était convié. Il était une des rares personnalités du pays à sortir avec sa femme dans ce Maroc des années vingt où les clivages sociaux et les traditions étaient omniprésents et étouffants.
L'éducation du petit prince, comme l'appelait sa mère, fut avant tout une soumission à tous ses désirs. Quand il eut quatre ans, son père était encore un homme très riche. Il fit appel à un précepteur français qui arriva de la capitale. Soraya avait refusé une gouvernante! Préférant ne pas introduire une concurrente éventuelle dans sa maison, plus méfiante et jalouse vis à vis de son fils que de son mari. Elle avait toute confiance en son sage mari, avec raison, lui qui lui vouait une véritable adoration mais elle ne voulait pas qu'une femme prenne une petite place dans le cœur de son fils.
  Et quand il se mariera ? l'interrogeait son mari.
  Je la choisirai !
  Et tu la domineras comme tu domines la maison ?
Elle ne répondait pas et jouait de son sourire ensorceleur dont elle connaissait le pouvoir sur son époux, pour éviter de répondre.


BONNE LECTURE À TOUS !

mardi 20 février 2018

À LA CROISÉE DES CHEMINS

Nous avons tous rencontré des gens qui ont changé notre vie... en bien ou en mal.
C'est le hasard, "La croisée des chemins"
Mon roman a été sélectionné parmi les trente finalistes du Prix des Étoiles Librinova.
Il n'a pas, au final, gagné, mais je vous en offre un petit extrait ...pour vous donner envie de le lire !

Bonne lecture!

https://www.amazon.fr/%C3%80-CROIS%C3%89E-CHEMINS-DOMINIQUE-VIETTI-LETOILLE-ebook/dp/B072PQVHLX/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1519154201&sr=8-1&keywords=a+la+crois%C3%A9e+des+chemins




 1er AOUT 1990

Fatiha ouvre lentement les yeux. Elle est réveillée depuis quelque temps, mais garde les yeux fermés, savourant le silence de la maison et de la campagne autour, à peine troublé  par de lointains appels d'ânes et des piaillements d'oiseaux. Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres. Elle est toute excitée. Elle a eu beaucoup de mal à s'endormir la veille au soir. Son père arrive aujourd’hui. Elle ne l’a pas vu depuis plusieurs mois. Et encore, cette année, elle l'a vu deux fois. Il est venu cet hiver quand sa grand-mère, la mère de son père, a été malade et est décédée. Elle connaissait peu cette grand-mère paternelle, c'était une vieille femme qui parlait peu. Ce n'est pas comme son autre Dada qui lui raconte des histoires pleines de génies, de fées et de princesses, qui lui fait des gâteaux à la pâte d'amandes et des crêpes dégoulinantes de miel, même quand ce n'est pas jour de fête. C'est vrai qu'elle en a eu un peu honte, mais elle a été contente que son père vienne, même pour cette triste circonstance.

Aujourd’hui, c'est différent: son père vient comme tous les ans en été et va rester un mois au village. Il vient toujours à la même période, durant le mois d’août. Il lui a expliqué que c'est le mois de fermeture de l'usine où il travaille en France. Fatiha est très fière: son père fabrique des voitures, des voitures neuves, rutilantes, pas comme ces vieux taxis que l'on voit arriver poussifs, chargés de nombreux voyageurs, de leurs sacs, parfois même de leurs moutons. Non, son père lui a expliqué qu'il fabrique des voitures toutes neuves, de toutes les couleurs, des voitures que les gens achètent avec beaucoup d'argent. Peut-être même qu'une année, lui a-t-il dit, il pourra lui aussi acheter une voiture semblable, toute neuve, rouge espère-t-elle, enfin presque neuve, a-t-il précisé. Arrivera-t-il dedans cette année, se demande-t-elle? Ou sera-t-il dans un des nombreux cars qui arrivent d’Europe chargés de ces travailleurs qui reviennent l'été au pays? Elle ne sait pas, sa mère lui a simplement dit qu'il arrive aujourd’hui. Mais sa mère n’en sait pas plus. Sa mère ne sait ni lire ni écrire et, quand une lettre arrive de France, envoyée par son père qui se contente de signer ce qu'un autre plus savant a écrit, elle se précipite chez l'instituteur du village qui la lui lit. Depuis cette année, Fatiha réussit à lire un peu ces lettres écrites en français car elle apprend le français à l'école. Elle commence à le déchiffrer et à le comprendre pour la plus grande fierté de sa mère et même de son père à qui elle a écrit le mois dernier sa première lettre: sa mère a pu se passer de l'instituteur et la lui a dictée.

Elle entend sa mère qui se lève, ses bracelets cliquettent au rythme de ses mouvements. Depuis son enfance, elle entend cet agréable tintement qui la berçait quand elle était enfant ou au contraire qui la réveillait. Depuis que son père est parti travailler en France, sa mère a encore plus de bracelets et de bijoux car il lui en offre chaque été. L'été dernier, pour la plus grande fierté de Fatiha, son père a offert à sa mère une ceinture en or qu'il n'avait pas pu acheter quand ils se sont mariés. Sa mère la porte sur son beau caftan doré et coloré quand il y a des fêtes, des mariages surtout, où chaque femme expose fièrement ses bijoux, symboles d'une réussite souvent synonyme du départ du mari ou du fils à l'étranger.
Fatiha a toujours une crainte secrète, que son père reparte avec son frère à la fin de l'été. Saïd a deux ans de plus qu'elle, donc presque 12 ans. Contrairement à ses parents et à sa grand-mère, elle connait bien son âge et celui de son frère car le village a depuis quelques années un état-civil bien établi. Leur maître leur en a expliqué le fonctionnement et, le jour du marché, du souk, un fonctionnaire vient de la ville. Il s'installe dans une petite pièce de l'école que le maître surnomme pompeusement son bureau, en fait un espèce de débarras où sont déposés les livres de l'école, les cahiers et les quelques fournitures que l'école possède. Le maître y a installé une table, deux chaises et, sur le mur, une carte du Maroc et une photo représentant un château magnifique, le château de Versailles, leur a-t-il dit, qui appartenait, avait-il  ajouté, au roi Soleil, un très grand roi de France. Fatiha l'imagine  éblouissant dans un habit brodé d'or et de pierres précieuses, puisqu'on l'appelle le roi Soleil. 
.........

vendredi 16 février 2018

Le handicap au quotidien !

Il y a des jours où on explose ! C'en est un...

Je vais sans doute en choquer beaucoup, mais cela m'importe peu.
Avant de juger ou critiquer, il faut vivre les faits, au quotidien, année après année, pour les comprendre. Peu m'importent les critiques !

Le sujet que je veux aborder est le handicap, mental plus précisément. Je pense que le handicap physique pose également son lot de problèmes, même s'ils sont différents.

Je vais égoïstement parler de ma situation, n'en déplaise à ceux qui m'accuseront d'égoïsme et d'égocentrisme et de toutes sortes de défauts.

Je vis depuis ma naissance il y a 63 ans avec une soeur de 14 ans plus âgée que moi, handicapée mentale. C'est à dire qu'elle a les réactions, l'attitude, la réflexion d'un enfant de qq années (difficile à déterminer...même médicalement). Elle parle, lit (comprend-elle? Je l'ignore, des lectures simples, certainement) à force des batailles que maman a pu mener pour lui apprendre le maximum de choses, ce qui a donné lieu à de nombreux affrontements entre elles. Maman disait que c'était sa croix. Elle a tout tenté, pèlerinages, moussems (pour ceux qui connaissent), magnétiseurs, fqihs, psychiatres, rééducation fonctionnelle...

Son grand souci était de disparaître avant ma soeur, ce qui était dans la logique des choses, tout comme papa. Je leur ai toujours promis de m'en occuper, ce que je fait 24h/24 depuis 7 ans et la disparition de papa.

Mais se rend-on compte de ce que c'est de vivre avec une soeur handicapée dont on vous répète à longueur de temps que vous devez vous en occuper "parce qu'elle n'est pas comme les autres"?
Vous imaginez-vous ce que représente le fait, quand vous êtes adolescente, 14 ou 15 ans, et qu'on vous oblige à chaque fois que vous sortez de prendre avec vous votre soeur, de 14 ans plus âgée, et handicapée, donc un tant soit peu "bizarre"? Que vous alliez à la plage, au cinéma, vous balader avec des copines et copains? Conclusion, j'évitais de sortir!
Je comprends, à postériori, ma joie de partir à 16 ans faire mes études en France (j'habitais le Maroc) et cette sensation de liberté, de respirer! Je n'accuse personne , ni mes parents, inconscients de ce que cela représentait pour une ado, ni ma soeur, totalement inconsciente de cet état de fait.

`Et maintenant? Ma soeur est âgée de 77 ans, a les pb de son âge auxquels s'ajoutent les pb aggravés de son handicap. Nombreuses sont les personnes qui s'étaient proposées de m'aider, mais il en reste peu. Certains ont essayé, mais c'est très dur au quotidien !

Tout gérer, tout prévoir... Les médicaments, la toilette. ..
Un pb des plus importants, la nourriture! Limiter la nourriture à quelqu'un qu'on aime, c'est très difficile.
Exemple, nous avons été passé il y a deux ans, quelque temps à Marrakech. Difficile chez des amis, au restaurant, de limiter la nourriture pour ma soeur qui, fine mouche, profite de la présence d'autres personnes pour manger à n'en plus pouvoir. Conclusion, un tel abus de nourriture a abouti (confirmation des médecins) à un AVC...un 31 décembre à Marrakech! Pas simple à régler. Je remercie encore la vieille infirmière de la clinique qui m'a consolée et surtout expliqué que ma soeur abusait, qu'elle mangeait seule quand je n'étais pas là et m'obligeait à la nourrir lors de mes visites !

Je ne parle pas de notre quotidien, il faut tout prévoir, une sortie, un voyage, ne jamais la laisser seule, faire attention à ce qu'elle ne se perde pas, essayer de lui faire comprendre la pudeur (qu'elle oublie parfois), la laver, préparer ses repas même quand on est fatigué, supporter ses réflexions et son mauvais caractère...car on peut être handicapée mentale et exigeante !
Ne jamais pouvoir être seuls, toujours s'occuper d'elle... sans espoir de progrès, sinon, je m'en rends compte, le constat d'une détérioration certaine!

C'est, je n'en doute pas, très égoïste, mais c'est ma réalité quotidienne. Et j'ai de la chance que mon mari l'accepte!!!

Les conseils de patience m'ont été donnés de multiples fois...Les conseils sont toujours faciles! J'ai répondu que j'ai épuisé mon capitale-patience.

Je tremble de laisser ce problème à mes enfants.

Il y a bien sûr la possibilité de la famille d'accueil ou de la maison de retraite. Mais désolée, se pose le problème financier et les aides ne sont pas si aisées à obtenir. Je ne suis certainement pas très douée pour quémander.
Sans parler de l'aspect affectif, culpabilisant par rapport à mes parents de "l'abandonner"!

Je ne demande ni aide, ni conseil.
Écrire m'a fait du bien.

Certes, je ne suis ni soeur Emmanuelle, ni mère Thérésa, mais je demande aux parents qui, au nom de la foi ou de la bonté, acceptent sciemment la naissance d'un enfant handicapé de bien réfléchir au fait qu'ils ne sont pas immortels et qu'ils chargent leur entourage de problèmes difficiles à surmonter et perturbant la vie des plus proches...

Peu importe ce que penseront certains de cette publication. Je parle d'une expérience vécue au quotidien depuis des dizaines d'années et qui peut ne pas paraître charitable ! Mais il est si facile de juger de loin...

Fatiguée !!!

lundi 1 janvier 2018

C'est l'année nouvelle !

2017 a fermé ses écluses. 

2018 ouvre sa digue! 

Laissez couler l'eau, l'oued presque à sec, le Rio tumultueux, la rivière paresseuse! 

Laissez-vous porter au fil de l'eau, profitez de l'onde qui court, reposez-vous sur les berges, et 
surtout vivez en suivant le courant. 

L'eau qui coule, comme le temps qui passe, ne se retient pas!

Bonne journée, bonne année 2018 !



jeudi 28 décembre 2017

HISTOIRE DE CUISINE !

J'ai toujours aimé l'originalité, le non-conformisme.
En décoration, j'ai horreur de la symétrie et les styles différents. Cela donne des résultats peut-être étonnants mais qui semblent plaire par leur chaleur et leur éclectisme !
Une petite visite...chez moi !






Je pense que mon admiration et mes études de l'art musulman expliquent cette horreur du vide...sur les murs...

Je pense que cet éclectisme doit se retrouver chez les gens pour éviter de les enfermer dans un carcan modélisé : intellectuel, scientifique, manuel, bricoleur, cultivé, inculte !, etc....

Je lis, j'écris, mes enfants me considèrent comme une "intello"...et je ne suis pas sûre que ce soit toujours un compliment !!!

Je reconnais ne pas être très manuelle, avoir horreur du ménage...mais j'aime faire la cuisine ! Vraiment...La vaisselle, moins!

Aussi, en cette veille de réveillon (c'est peut-être un peu tard, mais parfois, les idées simples de dernière minute sont appréciables, j'ai envie de vous livrer deux recettes simples...et bonnes ! Là aussi, j'ai une habitude (bien ou pas, je vous laisse juges), je ne suis jamais à la lettre les recettes! J'improvise sur une base...Alors , faites en autant!!!

SALADE CRABE OU LANGOUSTE:

Si vous trouvez de la "masse"(ou chair) de langouste ou de crabe chez le poissonnier, c'est le top. Sinon, une (ou deux suivant le nombre de convives) boîtes de chair de crabe font l'affaire.
Faites doucement revenir la chair du crustacé avec un peu d'huile d'olive, du sel, du piment d'Espelette si possible ou du poivre( ou un mélange de baies).
Faites chauffer sans insister.
Hors du feu, ajoutez un peu de crème fraîche liquide et mélangez bien. Laissez refroidir quelque temps.
Dans un saladier, découpez la chair d'un avocat mûr, et des coeurs de palmiers (si vous pouvez avoir des frais, c'est mieux. Sinon, en boîte, en les rinçant et égouttant bien)
Ajoutez dans le saladier la chair du crustacé refroidie, du jus de citron(vert ou jaune) et rectifiez l'assaisonnement.
Servir frais...


TAJINE FACILE AUX LÉGUMES

Le tajine est un plat sain si on évite l'huile et le beurre et il est aussi savoureux !
Il peut se cuisiner dans un tajine (terre résistante au feu ou métal) ou dans une sauteuse ou une cocotte ou même au wok !
Faites chauffer le récipient et ajouter dans l'ordre :
2 oignons émincés (rouges ou blancs)
un poulet découpé en 4 (cela marche très bien aussi avec des hauts de cuisses et pilons, des poitrines de poulet, et même des escalopes de poulet. Il faut que les morceaux soient gros )
Ajouter les épices : sel, poivre, 1 cueillière à soupe de cumin, quelques filaments de safran, une cueillière à café de gingembre moulu ou un morceau de gingembre frais coupé, une petite pincée de poivre rouge ou un petit piment rouge entier (facultatif...mais c'est bon)
Deux carottes coupées dans le sens de la longueur en petits bâtons
Un navet coupé de la même façon
Un poivron coupé de même
Un morceau de potiron ou quelques petites courgettes
4 ou 5 pommes de terre coupées en gros cubes
Une patate douce coupée en gros morceaux
(Sauf les courgettes, tous le légumes doivent être épluchés)
Quelques branches de coriandre fraîche
Mélanger le tout avec une cueillère en bois ( viande, épices, légumes), baisser le feu et ajouter deux ou trois verres d'eau en fonction de la taille de votre récipient. Au besoin, rajouter de l'eau en cours de cuisson.
Vous pouvez laisser mijoter quelques heures. Veillez surtout à ce que la viande ne se défasse pas.
En fin de cuisson, ajoutez quelques olives  et, si vous en avez, 2 citrons confits coupés en gros morceaux.
Ce plat peut se préparer à l'avance et se réchauffer pour le service.
Régalez-vous comme mes amis ont l'air de le faire!!!

BON APPÉTIT 

JOYEUSES FÊTES DE FIN D'ANNÉE AUTOUR D'UN BON PLAT, DANS LA CONVIVIALITÉ.

BONNE ANNÉE 2018.

À l'année prochaine, avec un nouveau livre et....de nouvelles recettes !

mercredi 27 décembre 2017

Merci pour le cadeau de Noël !

Un beau cadeau, arrivé le 24 décembre, comme il se doit, et annoncé par une charmante amie (Merci , Madeleine)!!!

Mon roman

À LA CROISÉE DES CHEMINS


Sélectionné dans les trente finalistes chez l'éditeur LIBRINOVA



Et bien sûr, toujours disponibles pour vous divertir, délasser, plaire !!!


D'EXCELLENTES FÊTES DE FIN D'ANNÉE, pleines de gentillesse, de tolérance et de douceur !